Monuments

Située à 13 km de Bordeaux, la commune s’inscrit volontairement dans le XXIème siècle. Cependant, elle a su garder et préserver les traces qui attestent d’une présence humaine de la préhistoire à l’antiquité Gallo-Romaine et jusqu’à nos jours.  

Au détour des chemins, vous découvrirez des Châteaux (propriétés viticoles), de belles demeures, des lavoirs pleins de charmes, des édifices religieux. Ne pas hésiter à se procurer en mairie les différents itinéraires permettant de découvrir le patrimoine de Camblanes et Meynac. Sa proximité avec la capitale girondine est un avantage pour bénéficier d’un séjour dans un écrin de verdure, de trouver sur place une histoire et un patrimoine important.

Les vestiges de la villa gallo-romaine...

Lors de la construction de l’actuelle église de Camblanes durant les XVIème et XVIIème siècle, des «mosaïques multicolores» avaient été découvertes et permettaient de supposer l’existence «d’une villa gallo-romaine sur les débris de laquelle aurait été élevée la première église de Camblanes ».

Le 17 avril 1968, en face du porche de l’église, on creuse des tranchées pour couler les fondations du nouveau presbytère ; c’est alors qu’une mosaïque apparaît. Les fouilles qui s'en suivent mettent au jour les vestiges d’un établissement gallo-romain (murs, débris de mosaïque, céramiques et tubuli semblant indiquer la présence primitive d’un hypocauste, fourneau souterrain servant à chauffer une chambre voûtée ). De 1968 à 1971 eurent lieu plusieurs campagnes de fouilles menées sous la direction de Jacques Coupry, Directeur des Antiquités Historiques d’Aquitaine. Bien qu’une faible partie de la parcelle ait été fouillée à ce jour, on peut penser que cet établissement régissait une exploitation rurale qui dominait la Garonne. La zone visible aujourd’hui de cette villa laisse voir des murs de moellons en petit appareil (avec joints au fer) et des sols en béton de tuileau. Un édifice tardif à trois absides, au centre de la plus grande, un socle en calcaire (autel ?) est venu s’inscrire dans les murs encore debout. Ce pourrait être la première chapelle chrétienne implantée, comme c’était souvent le cas, sur le site même de la villa abandonnée. L’utilisation d’un édifice antérieur permettait aux bâtisseurs de réemployer les sols et les matériaux de construction. Ils gagnaient du temps et économisaient les matériaux.

... et sa mosaïque

La mosaïque attribuée jusqu’ici au IIIème siècle pourrait bien être plus tardive et relever de ce qu’on a appelé « l’école Aquitaine » des mosaïques du Bas Empire (d’après Jacques Santrot).

La mosaïque est aujourd'hui visible dans la salle du Conseil municipal à la mairie.

L'église Sainte-Eulalie

L'église paroissiale est dédiée à Sainte-Eulalie, brûlée vive à l’âge de 13 ans en l’an 304 à Mérida (Espagne). Cette église a été édifiée à la fin du XVème siècle, vraisemblablement sur les restes d’une chapelle romane, construite à l’emplacement d’une villa gallo-romaine.

En 1649, pendant la Fronde, les troupes du duc d’Epernon attaquèrent le village. Des habitants se réfugient dans le clocher. Une trentaine y périrent dans l’incendie allumé par les assaillants, d’autres tentent de s’échapper en se jetant dans le vide. Une douzaine de survivants furent sauvés par les habitants de Quinsac venus à leur secours. Par suite de ces destructions, l’église dut être remaniée au XVIIIème, puis au XIXème.

Actuellement, elle présente trois nefs, ornées de peintures murales du XIXème siècle, représentant des scènes de la vie de Jésus.

La famille DUPHIL implantée dans la commune depuis 1893 était une famille d’ébénistes et menuisiers. Un membre de cette famille a créé la réplique exacte du porche de l'Église. Cette oeuvre est visible dans l’église et accueille la statue en bois polychrome de Sainte Eulalie, datant du XVIIème siècle.

LA CHAPELLE SAINT-PANTALÉON DE MEYNAC

D'abord oratoire roman, le site de la Chapelle de Meynac a vu son destin changer au XIème siècle quand le seigneur local Arnaud de Bordes a favorisé la construction d'un monument religieux sur les coteaux de Garonne.

La chapelle, telle que nous la voyons aujourd'hui, a en fait connu quelques changements par rapport à cette époque lointaine. Cette église (qui ne possède pas de voûte sous la charpente en bois) a subi plusieurs modifications au cours des siècles : l'abside et le chevet sont romans (XIIème), le portail et la nef, plus tardifs, sont gothiques et ont été vraisemblablement remaniés au XVIème. C'est de cette époque que datent les fresques murales de la chapelle. Le clocher élevé au XIXème siècle ne comporte aujourd'hui qu'une seule cloche, la seconde a été fondue durant la révolution de la fin du XVIIIème.

L'église fut une paroisse du XVIème jusqu'en 1804 date du rattachement de Meynac à Camblanes. L'intérieur de la chapelle fut partiellement décoré de peintures murales au XVIème siècle. Ces fresques représentent le baptême du Christ (Saint-Esprit sous la forme d'une colombe, présence de Saint-Jean Baptiste versant de l'eau sur Jésus, de Saint-Etienne ou Saint-Michel), le purgatoire (femmes et hommes nus en prière dans les flammes), et d'autres scènes fort dégradées (personnages coiffés de chapeaux haut de forme).

A noter l’horloge de pierre avec son heure arrêtée à 3h55, heure à laquelle Arnaud de Bordes épousait sa bien aimée. Il a voulu que cette heure soit gravée à jamais.

L'Association "Les Amis de l'Église de Meynac", créée en 1974 a pris en charge la préservation et la restauration de la Chapelle.

Le Calvaire de Fontbonne

En 1618, le Cardinal de Sourdis promulgue une ordonnance créant une congrégation en l’honneur de Notre Dame de Lorette. Un calvaire est érigé en 1899 par les frères Duphil (la croix pèse 1200 kgs). L’emplacement fut offert à la paroisse par Louis Berthomé en 1898 sous condition que ce monument, comprenant un calvaire et une grotte réservée à une statue de la Vierge appelée Notre Dame des Bonnes, soit voué au  souvenir de la confrérie de Notre Dame de Lorette. Un ancien pèlerinage était effectué par des malades de la peste pour solliciter leur guérison auprès de notre Dame des Bonnes.

Les croix

On recense à Camblanes et Meynac au moins 4 croix de chemins.

  • La croix de Sissan
  • La croix de Chardavoine
  • La croix du chevet de l’église Sainte-Eulalie (XVIIIème siècle)
  • La croix de Beylot : Nous ne pouvons passer sous silence l'événement du "parchemin" ! En 1973, lors de la transmission de la propriété à Monsieur Pierre Reumaux, père de l'actuel exploitant, fut remis un tube en plomb contenant un parchemin bien ancien. On aurait dû y retrouver les limites de la propriété et l'emplacement de la petite nécropole !  Pierre Reumaux propriétaire du Château le Parvis de Dom Tapiau, fit emmurer sous la croix de Beylot en 1986 un  parchemin scellé dans un tube de plomb… Il y narre les aventures rocambolesques de cette superbe croix en ferronnerie d'art du XVIIème siècle aujourd'hui de nouveau érigée à l'angle nord de la propriété.

Le Château Lagarette

En voyageant dans le passé de ce château classé « monument historique », partez à la rencontre du Duc d’Epernon, l’un des favoris d’Henri IV, cruel personnage du XVIème siècle, qui a marqué l’histoire de la Gironde. Les villageois craignaient cet homme car il était sans pitié. Un jour, une trentaine de paysans de Camblanes se réfugient dans l’église pour échapper aux soldats du Duc d’Epernon mais ceux-ci firent brûler l’édifice religieux entraînant la mort des Camblanais prisonniers. Sur un mur du château, une fresque en partie détruite par des rénovations, témoigne de ce massacre. Cette peinture murale est exceptionnelle car elle ne représente pas une scène religieuse.

Elle est la raison principale pour laquelle Lagarette a été classé « monument historique » par la Direction Régionale des Affaires Culturelles de Bordeaux en 1999.

Après avoir longé les vignes de Lagarette, vous découvrirez un château Renaissance avec sa façade recouverte de lierre, sa tour et ses impressionnantes cheminées.

Le Château recèle quelques trésors dont un ancien évier, un souterrain dont l’issue est inconnue et une prison. Mais selon les propriétaires actuels, Mr et Mme MINVIELLE, le château garde encore quelques secrets à découvrir.

Lagarette a été classé « monument historique » par la Direction Régionale des Affaires Culturelles de Bordeaux en 1999.

LAVOIR DE GARISTOY ET LAVOIR DE MEYNAC

Comme dans tous les villages, les lavoirs avaient une double fonction pratique et sociale. Contrairement à l’idée répandue, les lavandières ne venaient pas laver leur linge au lavoir mais le rincer.

Bassin de mémoire, le lavoir a été conservé, ou bien délaissé, selon les communes. Devenus les témoins d’un temps révolu, ces deux lavoirs sont de belle facture et contribuent à l’enrichissement du patrimoine historique.

Il existait autrefois un troisième lavoir situé au pied du chemin du Lion. Ce lavoir n’existe plus.

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